Pourquoi spathiphyllum a des feuilles tombantes et comment y remédier

Un spathiphyllum qui baisse soudainement la tête n’est pas forcément perdu. Ses feuilles tombantes sont surtout un signal clair : quelque chose ne lui convient plus dans son rythme de vie. Cette plante d’intérieur, souvent appelée Fleur de lune, a une manière très expressive de montrer son inconfort. Quand l’eau manque, elle s’affaisse. Quand l’eau stagne, elle s’affaisse aussi. Quand la lumière est mal dosée, que l’air devient trop sec ou qu’une maladie s’installe, elle le dit également par son feuillage.

La bonne nouvelle, c’est que ce comportement permet d’agir vite. Un spathiphyllum réagit souvent en quelques heures après une correction juste, surtout lorsqu’il s’agit d’un simple problème d’arrosage. Le plus important est de ne pas intervenir au hasard. Arroser davantage une plante déjà noyée revient à serrer une vis dans du bois fendu : le geste part d’une bonne intention, mais il aggrave le problème. En observant la terre, les racines, la couleur des feuilles et l’emplacement du pot, vous pouvez poser un diagnostic fiable et remettre la plante sur de bons rails.

En bref

  • 💧 Les feuilles tombantes viennent très souvent d’un arrosage mal adapté : trop d’eau ou pas assez.
  • 🌤️ Le spathiphyllum aime une lumière vive mais indirecte, sans soleil brûlant sur les feuilles.
  • 🌫️ Une humidité ambiante autour de 50 à 60 % aide le feuillage à rester ferme et souple.
  • 🪴 Le rempotage devient nécessaire si les racines sont serrées, noires ou si le substrat reste compact.
  • 🐛 Les parasites comme les cochenilles, pucerons ou araignées rouges peuvent provoquer une chute rapide du feuillage.
  • 🌱 Un apport raisonnable d’engrais pendant la croissance soutient la vigueur sans fatiguer la plante.

Sommaire

Pourquoi le spathiphyllum a des feuilles tombantes : le diagnostic à poser avant d’agir

Quand un spathiphyllum présente des feuilles tombantes, la première chose à faire est simple : regarder avant de toucher. Beaucoup de plantes sont abîmées non par manque de soin, mais par excès d’intervention. On arrose, on déplace, on ajoute de l’engrais, puis on coupe. À force de gestes précipités, la plante n’a plus le temps de se remettre.

Le spathiphyllum fonctionne un peu comme un témoin de niveau sur un outil bien réglé. Ses feuilles renseignent sur l’état de ses racines, de son substrat et de son environnement. Un feuillage qui pend n’indique pas toujours la même cause. Il faut donc observer plusieurs indices ensemble : texture de la feuille, couleur, odeur du terreau, humidité du pot et présence éventuelle de parasites.

Feuilles molles, jaunes ou sèches : chaque détail compte

Des feuilles molles et jaunes orientent souvent vers un excès d’eau. Dans ce cas, le substrat reste humide trop longtemps. Les racines manquent d’air. Elles ne travaillent plus correctement. La plante boit mal, même si la terre est pleine d’eau. C’est le paradoxe classique des plantes trop arrosées.

Des feuilles qui pendent mais restent bien vertes signalent plutôt un manque d’eau récent. La motte a séché, les cellules perdent leur fermeté, et tout le feuillage se couche. Si vous arrosez correctement à ce moment-là, la plante peut se redresser assez vite. Il n’est pas rare de voir une Fleur de lune reprendre de la tenue en une demi-journée.

Des bords bruns, secs et cassants parlent souvent d’air trop sec, d’irrégularité d’arrosage ou d’une eau trop calcaire. Dans un logement chauffé en hiver, près d’un radiateur ou dans une pièce très sèche, ce type de symptôme apparaît facilement. Le feuillage ne tombe pas toujours d’un seul coup, mais il perd peu à peu sa souplesse.

Le test simple du doigt dans le substrat

Le geste le plus fiable reste de vérifier la terre à 2 ou 3 centimètres de profondeur. Si elle est sèche à cette profondeur, un arrosage peut être nécessaire. Si elle colle au doigt, sent le renfermé ou paraît détrempée, il faut patienter ou envisager un drainage plus efficace.

Ce test évite les erreurs de surface. Une terre peut paraître sèche au-dessus et rester très humide au fond du pot. C’est fréquent avec les cache-pots fermés, les pots sans trou ou les substrats tassés. Dans ce cas, les racines baignent longtemps dans l’eau, ce qui favorise la pourriture.

Indice observé Cause probable Geste utile
💧 Feuilles molles et jaunes Excès d’arrosage Laisser sécher, vérifier les racines, améliorer le drainage
🌵 Feuilles vertes mais affaissées Manque d’eau Réhydrater progressivement la motte
🌫️ Pointes brunes et sèches Humidité ambiante trop basse Éloigner du chauffage, augmenter l’hygrométrie
🌤️ Feuilles pâles et tiges allongées Lumière insuffisante Déplacer près d’une fenêtre sans soleil direct
🐛 Taches, miellat ou petits insectes Parasites ou maladie Isoler, nettoyer, traiter au savon noir

Dans le soin des plantes, le diagnostic vient toujours avant la réparation. Une feuille tombante n’est pas une condamnation, c’est une indication de travail.

Arrosage du spathiphyllum : corriger l’excès ou le manque d’eau sans brusquer la plante

L’arrosage est le premier point à régler lorsqu’un spathiphyllum montre des feuilles tombantes. Cette plante aime un substrat légèrement humide, mais elle supporte mal les extrêmes. Trop sec, elle se flétrit. Trop mouillé, elle s’asphyxie. Le bon équilibre se trouve entre ces deux erreurs.

Un rythme fixe peut aider, mais il ne doit jamais remplacer l’observation. Arroser tous les samedis par habitude n’a pas beaucoup de sens si la pièce est fraîche, si le pot est grand ou si la plante consomme moins d’eau en hiver. À l’inverse, un petit pot placé dans une pièce chaude peut sécher vite, surtout pendant la floraison.

Reconnaître un excès d’eau sur un spathiphyllum

Un excès d’eau se reconnaît souvent à des feuilles pendantes, molles, parfois jaunissantes. Le terreau reste humide plusieurs jours après l’arrosage. Le pot paraît lourd. Une odeur de terre fermentée peut apparaître. Si vous sortez délicatement la motte, certaines racines peuvent être brunes, noires ou visqueuses.

Dans ce cas, le réflexe n’est pas de remettre de l’eau, mais de laisser respirer. Retirez l’eau stagnante dans la soucoupe ou le cache-pot. Placez la plante dans un endroit lumineux, sans soleil direct. Si le substrat est détrempé depuis longtemps, un rempotage devient plus sûr qu’une simple attente.

Pour rempoter, choisissez un contenant percé. Ajoutez un substrat léger pour plantes vertes, éventuellement mélangé avec un peu de perlite ou de fibre de coco. Coupez les racines noires avec un outil propre. Ne tassez pas trop la terre : les racines doivent respirer, comme une pièce de bois doit pouvoir travailler sans contrainte excessive.

Réagir face à un manque d’eau

Quand le manque d’eau est en cause, le spathiphyllum donne un spectacle assez net. Les feuilles tombent d’un coup, parfois en quelques heures. Elles restent souvent vertes, mais pendent comme un tissu fatigué. La terre se rétracte sur les bords du pot et l’eau versée en surface file parfois directement par les côtés.

Dans ce cas, il vaut mieux réhydrater lentement. Placez le pot dans une bassine d’eau tiède pendant 20 à 30 minutes. La motte absorbera l’eau par capillarité. Ensuite, laissez égoutter soigneusement. Ce geste est plus efficace qu’un arrosage brutal par-dessus, surtout si le substrat est devenu très sec.

Une fois la plante redressée, il faut installer une routine souple. En période douce, un arrosage tous les 7 à 10 jours peut suffire. En été, la fréquence peut augmenter. En hiver, elle diminue nettement. Le repère utile reste toujours le même : vérifier la terre avant d’arroser.

Une eau adaptée pour limiter le stress

Le spathiphyllum apprécie une eau à température ambiante. Une eau trop froide crée un choc, surtout dans une pièce chauffée. Si l’eau du robinet est très calcaire, laissez-la reposer quelques heures ou utilisez une eau filtrée. Ce petit détail limite les pointes brunes et améliore le confort racinaire.

Évitez aussi les arrosages en petite quantité répétés trop souvent. Ils humidifient seulement la surface et encouragent des racines superficielles. Mieux vaut arroser correctement, puis laisser le substrat sécher légèrement. Ce rythme donne une plante plus stable et moins capricieuse.

Un bon arrosage ressemble à un bon assemblage : il tient parce qu’il est ajusté, pas parce qu’il est forcé.

Lumière, humidité et température : offrir au spathiphyllum un emplacement stable

Une fois l’eau maîtrisée, l’environnement doit être examiné. Le spathiphyllum est une plante d’intérieur robuste, mais il vient de zones tropicales où la lumière est filtrée par la végétation et où l’air reste naturellement humide. Dans un appartement moderne, l’air sec, les baies vitrées exposées plein sud et les radiateurs modifient fortement ses repères.

Les feuilles tombantes peuvent donc venir d’un mauvais emplacement. Une plante posée dans un coin sombre du salon survivra peut-être, mais elle finira par s’épuiser. À l’inverse, placée contre une vitre en plein soleil, elle risque de brûler. Le bon endroit n’est ni l’ombre profonde, ni le soleil direct.

La bonne lumière : claire, douce et indirecte

Le spathiphyllum aime une lumière vive, mais tamisée. Une fenêtre orientée à l’est ou au nord convient souvent très bien. À l’ouest, un voilage peut être utile. Au sud, il faut l’éloigner de la vitre ou filtrer les rayons avec un rideau léger.

Quand la lumière manque, les feuilles deviennent plus pâles. Les tiges s’allongent. La floraison se raréfie. La plante paraît tenir, mais sans énergie. Comme un atelier mal éclairé où l’on travaille moins précisément, la plante fonctionne au ralenti.

En hiver, si la pièce est sombre, une lampe horticole peut aider. Elle ne doit pas être collée aux feuilles. L’objectif est de compléter la lumière du jour, pas de transformer le coin salon en serre intensive. Quelques heures par jour suffisent souvent pour maintenir une belle vigueur.

Humidité ambiante : un point souvent négligé

L’humidité de l’air joue un rôle important dans la tenue du feuillage. En dessous de 40 %, les bords brunissent plus facilement et les feuilles perdent leur souplesse. Le spathiphyllum préfère souvent un taux situé autour de 50 à 60 %. Ce n’est pas une exigence difficile, mais elle demande un peu d’attention dans les logements chauffés.

Plusieurs gestes simples peuvent aider. Placez le pot sur une soucoupe remplie de billes d’argile humides, sans que le fond du pot trempe dans l’eau. Groupez quelques plantes ensemble pour créer un microclimat. Vaporisez légèrement le feuillage avec une eau non calcaire, surtout lorsque l’air est sec.

Un humidificateur peut aussi être utile dans une grande pièce. Il ne sert pas seulement aux plantes : il améliore souvent le confort général. Il faut toutefois éviter de saturer l’air. Une humidité excessive, dans une pièce mal ventilée, favorise certaines maladies cryptogamiques.

Température et courants d’air : la stabilité avant tout

Le spathiphyllum se plaît généralement entre 18 et 24 °C. Il n’aime ni les courants d’air froid, ni les variations brutales. Une plante posée près d’une porte d’entrée, d’une fenêtre souvent ouverte ou d’une climatisation peut montrer un feuillage affaissé sans que l’arrosage soit responsable.

Éloignez-la aussi des radiateurs. La chaleur directe sèche le substrat en surface, chauffe les feuilles et déséquilibre l’ensemble. Le pot peut alors alterner entre sécheresse rapide et arrosages trop fréquents. Ce yo-yo fatigue les racines.

Paramètre Situation idéale Erreur fréquente Correction pratique
🌤️ Lumière Claire et indirecte Soleil direct sur les feuilles Installer un voilage ou reculer le pot
🌫️ Humidité 50 à 60 % environ Air sec près du chauffage Billes d’argile humides ou humidificateur
🌡️ Température 18 à 24 °C Courant froid ou chaleur directe Choisir un emplacement stable
🪟 Aération Air renouvelé sans courant brutal Pièce confinée ou fenêtre ouverte en hiver Aérer brièvement puis replacer la plante à l’abri

Un emplacement bien choisi évite beaucoup de soins correctifs. La plante dépense alors son énergie à pousser, pas à se défendre.

Parasites et maladie du spathiphyllum : repérer les signes avant que les feuilles tombent

Les parasites sont parfois discrets au départ. Pourtant, ils peuvent provoquer des feuilles tombantes, un jaunissement, des taches ou une perte de vigueur. Un spathiphyllum affaibli par un mauvais arrosage ou une faible humidité devient plus vulnérable. La plante n’est pas attaquée par hasard : un déséquilibre ouvre souvent la porte.

L’inspection régulière fait partie du bon soin des plantes. Il ne s’agit pas de surveiller avec inquiétude, mais de regarder calmement. Le dessous des feuilles, la base des tiges et les nouvelles pousses sont les zones les plus révélatrices. C’est là que les cochenilles, pucerons et araignées rouges aiment s’installer.

Cochenilles, pucerons et araignées rouges : les reconnaître

Les cochenilles apparaissent comme de petites masses blanches, cotonneuses ou brunâtres. Elles se fixent sur les tiges et les nervures. Elles aspirent la sève, ce qui affaiblit la plante. Le feuillage jaunit, devient mou, puis tombe si rien n’est fait.

Les pucerons sont plus fréquents sur les jeunes pousses. Ils peuvent laisser un dépôt collant appelé miellat. Ce dépôt attire parfois des champignons noirs superficiels. La plante prend alors un aspect sale, fatigué, moins brillant.

Les araignées rouges, ou tétranyques, sont favorisées par l’air sec. On observe de minuscules points jaunes, parfois de fines toiles. Les feuilles se décolorent et perdent leur tenue. C’est souvent le signe qu’il faut à la fois traiter les parasites et augmenter l’humidité ambiante.

Nettoyer sans agresser la plante

Le premier geste consiste à isoler la plante touchée. Cela évite la propagation aux autres plantes d’intérieur. Ensuite, nettoyez les feuilles avec un chiffon doux imbibé d’eau tiède et de savon noir dilué. Le geste doit être précis, comme lorsqu’on ponce une pièce délicate : assez ferme pour être efficace, assez doux pour ne pas abîmer.

Pour les cochenilles, un coton légèrement imbibé d’alcool à 70° peut aider sur les zones localisées. Il faut ensuite rincer délicatement. En cas d’infestation plus large, l’huile de neem ou un traitement naturel adapté peut être utilisé, en respectant les dosages. Un excès de produit peut stresser davantage le spathiphyllum.

Répétez l’inspection plusieurs fois sur deux à trois semaines. Les œufs ou jeunes parasites peuvent échapper au premier passage. La régularité compte plus que la brutalité du traitement.

Pourriture des racines : la maladie liée à l’eau stagnante

La maladie la plus courante reste la pourriture racinaire. Elle vient souvent d’un substrat détrempé, d’un pot sans trou ou d’un cache-pot rempli d’eau. Les racines noircissent, deviennent molles et ne nourrissent plus correctement la plante. Les feuilles tombent, brunissent parfois, et la floraison disparaît.

Pour sauver la plante, sortez-la du pot. Retirez le terreau saturé. Coupez les racines abîmées avec un outil propre. Rempotez dans un substrat léger et drainant. Après ce rempotage, attendez quelques jours avant d’arroser généreusement. La plante doit reprendre contact avec son nouveau support sans être noyée.

Un parasite visible se traite sur les feuilles. Une racine malade se traite dans le pot. Faire cette différence évite bien des erreurs.

Rempotage, substrat et engrais : redonner de la force à une plante d’intérieur fatiguée

Un spathiphyllum peut avoir des feuilles tombantes parce que son pot ne lui convient plus. Avec le temps, les racines occupent tout l’espace, le terreau se tasse, l’eau circule mal et les nutriments s’épuisent. La plante continue à vivre, mais elle manque de marge. Comme un meuble posé sur un sol irrégulier, elle tient encore, sans être vraiment stable.

Le rempotage n’est pas un geste décoratif. C’est une remise à niveau du support de vie. Il permet de renouveler la terre, d’aérer les racines et de vérifier leur état. Pour une plante en bonne santé, un rempotage tous les deux à trois ans suffit souvent. Pour une plante qui souffre, il peut devenir urgent.

Quand rempoter un spathiphyllum ?

Plusieurs signes indiquent que le moment est venu. Les racines sortent par les trous du pot. L’eau traverse trop vite sans humidifier correctement la motte. Le terreau semble compact, grisâtre ou croûté en surface. La plante se dessèche vite malgré un arrosage régulier.

Un autre indice est la stagnation de croissance. Si le spathiphyllum ne produit plus de nouvelles feuilles au printemps ou en été, alors que la lumière et l’eau sont correctes, le substrat peut être épuisé. Le rempotage redonne un espace propre et fertile.

Choisissez un pot légèrement plus grand, pas un contenant démesuré. Un pot trop large garde beaucoup d’humidité autour des racines, ce qui augmente le risque de pourriture. Un écart de 2 à 4 centimètres de diamètre suffit généralement.

Quel substrat utiliser pour éviter les feuilles tombantes ?

Le mélange doit retenir un peu d’eau sans devenir lourd. Un bon terreau pour plantes vertes convient, surtout s’il est enrichi en matière organique. Pour améliorer le drainage, ajoutez une petite part de perlite, de pouzzolane fine ou de fibre de coco. L’objectif est d’obtenir une terre souple, aérée et régulière.

Au fond du pot, une couche drainante peut être utile si le pot est bien percé. Elle ne remplace jamais les trous d’évacuation. Un cache-pot fermé demande une vigilance particulière : après chaque arrosage, vérifiez qu’aucune eau ne reste au fond.

Pendant le rempotage, retirez les racines mortes, noires ou molles. Gardez les racines claires et fermes. Ne démêlez pas trop violemment la motte. Le spathiphyllum apprécie qu’on l’aide, pas qu’on le bouscule.

Engrais : nourrir sans surcharger

L’engrais soutient la plante pendant la période de croissance. Il aide à maintenir un feuillage dense et une floraison régulière. Mais un excès peut brûler les racines et provoquer l’effet inverse. La règle de bon sens consiste à fertiliser peu, mais régulièrement.

Utilisez un engrais liquide équilibré pour plantes vertes ou plantes fleuries, dilué dans l’eau d’arrosage. Une fois par mois au printemps et en été suffit souvent. En automne et en hiver, réduisez ou stoppez les apports, car la plante pousse moins.

Après un rempotage, attendez trois à quatre semaines avant d’ajouter de l’engrais. Le nouveau terreau contient déjà des éléments nutritifs. Ajouter trop vite un fertilisant peut fatiguer des racines qui viennent d’être manipulées.

Geste d’entretien Fréquence recommandée Point de vigilance
🪴 Rempotage Tous les 2 à 3 ans Choisir un pot seulement un peu plus grand
🌱 Apport d’engrais 1 fois par mois en croissance Diluer correctement, éviter les surdosages
💧 Contrôle du drainage À chaque arrosage Vider soucoupe et cache-pot
🔍 Inspection des racines Lors du rempotage Couper les parties noires ou molles

Une plante bien nourrie n’est pas une plante gavée. C’est une plante installée dans un support sain, avec des apports mesurés.

Routine de soin des plantes : prévenir durablement les feuilles tombantes du spathiphyllum

Prévenir vaut mieux que réparer, surtout avec une plante d’intérieur aussi expressive que le spathiphyllum. Une routine simple permet d’éviter la majorité des problèmes. Elle ne demande pas beaucoup de temps. Elle demande surtout de la régularité et une observation honnête.

Le meilleur entretien repose sur quatre repères : l’eau, la lumière, l’air et la terre. Si ces éléments restent équilibrés, les feuilles gardent leur port naturel. La plante fleurit plus facilement et supporte mieux les petits écarts du quotidien.

Une méthode hebdomadaire simple

Une fois par semaine, vérifiez le substrat avec le doigt. Regardez le dessous des feuilles. Tournez légèrement le pot pour que la lumière atteigne la plante de manière homogène. Retirez les feuilles abîmées avec un outil propre, sans arracher brutalement.

Cette routine prend quelques minutes. Elle permet pourtant de repérer tôt un problème d’arrosage, une baisse d’humidité ou une attaque de parasite. Plus l’intervention est précoce, plus elle est légère. C’est le même principe que pour l’entretien d’un outil : un petit réglage régulier évite une grosse réparation.

  • ✅ Vérifiez la terre à 2 ou 3 cm avant chaque arrosage.
  • ✅ Placez la plante en lumière indirecte, loin du soleil direct.
  • ✅ Maintenez une atmosphère modérément humide, surtout en période de chauffage.
  • ✅ Nettoyez les feuilles avec un chiffon doux pour favoriser la respiration du feuillage.
  • ✅ Inspectez les tiges et le revers des feuilles pour détecter parasites et signes de maladie.
  • ✅ Ajustez l’engrais selon la saison, sans fertiliser une plante stressée.

Exemple concret : sauver un spathiphyllum en appartement chauffé

Imaginez un spathiphyllum installé dans un séjour lumineux, près d’un radiateur. En décembre, ses feuilles commencent à tomber. Le propriétaire pense d’abord qu’il manque d’eau et arrose deux fois plus. Une semaine plus tard, les feuilles jaunissent. Le terreau reste humide, tandis que l’air autour de la plante est sec.

La solution consiste alors à séparer les problèmes. D’abord, réduire l’arrosage et vider le cache-pot. Ensuite, éloigner la plante du radiateur. Puis augmenter légèrement l’humidité avec des billes d’argile humides. Enfin, attendre que la terre sèche en surface avant tout nouvel apport d’eau.

Dans ce type de situation, le redressement peut être progressif. Les feuilles les plus abîmées ne redeviennent pas toujours parfaites. Mais les nouvelles pousses donnent l’information la plus fiable. Si elles sortent fermes et vertes, le réglage est bon.

Quand faut-il couper les feuilles tombantes ?

Une feuille simplement affaissée mais encore verte peut être conservée. Elle participe encore à la photosynthèse. En revanche, une feuille jaune, brune ou molle à la base peut être retirée. Coupez proprement près du pied, sans blesser les tiges voisines.

Il ne faut pas dégarnir la plante d’un coup. Retirer trop de feuillage réduit sa capacité à récupérer. Mieux vaut intervenir en plusieurs fois, en observant la reprise. La patience reste un outil précieux dans le soin des plantes.

Le bon réflexe final : noter les changements

Si votre spathiphyllum a souvent des feuilles tombantes, notez les dates d’arrosage, les déplacements et les apports d’engrais. En quelques semaines, un schéma apparaît. Vous verrez si le problème revient après un arrosage trop rapproché, une période de chaleur ou un changement d’emplacement.

Cette approche évite les suppositions. Elle transforme l’entretien en gestes maîtrisés. Pour aller plus loin sur les réactions du feuillage et comparer avec d’autres espèces sensibles, vous pouvez consulter cet article voisin sur la chute des feuilles chez le bougainvillier, utile pour mieux comprendre les signaux envoyés par les plantes d’intérieur et de véranda.

Un spathiphyllum se redresse rarement grâce à un geste spectaculaire. Il reprend surtout quand chaque détail retrouve sa juste place.

Pourquoi mon spathiphyllum a-t-il les feuilles tombantes alors que je l’arrose ?

Si les feuilles tombent malgré l’arrosage, le problème peut venir d’un excès d’eau. Un substrat détrempé empêche les racines de respirer. Vérifiez la terre en profondeur, videz la soucoupe et contrôlez l’état des racines si les feuilles jaunissent.

Combien de temps faut-il pour qu’un spathiphyllum se redresse ?

Après un manque d’eau léger, un spathiphyllum peut se redresser en quelques heures. Après un excès d’eau, une maladie racinaire ou un rempotage, la reprise demande souvent plusieurs jours à plusieurs semaines. Les nouvelles feuilles sont le meilleur signe de récupération.

Faut-il couper les feuilles tombantes du spathiphyllum ?

Ne coupez pas une feuille tombante si elle reste verte et saine. Elle peut encore aider la plante. Retirez seulement les feuilles jaunes, brunes, molles ou très abîmées, avec un outil propre, afin de limiter la fatigue et les risques de maladie.

Quel est le meilleur emplacement pour un spathiphyllum ?

Le meilleur emplacement offre une lumière indirecte, une température stable entre 18 et 24 °C et une humidité modérée. Évitez le soleil direct, les radiateurs, les courants d’air froids et les coins trop sombres.

Quand donner de l’engrais à un spathiphyllum fatigué ?

Attendez que la plante soit stabilisée avant de donner de l’engrais. Pendant la croissance, un apport mensuel dilué suffit. N’ajoutez pas d’engrais juste après un rempotage ou lorsque les racines sont abîmées, car cela peut accentuer le stress.

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